Articles·Interview

◆ INTERVIEW Lily Arnould

 

I.Entre Nous:

¤ Qui es-tu Lily ?  Quel est ton premier métier, ton parcours, ta région de vie… ?

Je m’appelle Emilie, j’ai 34 ans, et suis maman de deux adorables petits garçons de 8 ans et 19 mois. Je vis dans l’est de la France, plus particulièrement dans le Doubs, où nous avons acheté une jolie maison, mon compagnon et moi. Depuis maintenant plus de 12 ans, j’exerce le métier de manipulatrice en électroradiologie médicale (le nom fait barbare, mais je vous assure, c’est très intéressant !).

¤ Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture ?

À l’origine, je suis une grande fan de lecture en tout genre : policier, fantastique, contemporain, romance… J’ai d’ailleurs lancé mon blog de critiques littéraires en 2015, avant de commencer l’écriture. Par manque de temps, je lis beaucoup moins, mais je ne désespère pas de pouvoir reprendre cette activité ! Sinon, j’aime beaucoup faire de la pâtisserie, regarder des films et des séries (merci Netflix !), passer du temps avec ma famille, mes amis,

¤ Quels sont tes auteurs préférés et quel est le dernier livre que tu as acheté ?

Dur choix ! J’aime un grand nombre d’auteurs, mais si je ne devais en citer que quelques-uns, ce serait Lori Nelson Spielman, Colleen Hoover, Emily Blaine, et Angel Arekin. En ce qui concerne mes derniers achats, ils sont au nombre de quatre : Superficial tome 1 d’Emmy Colner, Amis et plus si affinités et Je déteste Noël, mais toi je t’aime bien de Caroline G. et Kalliopée de Koko Nhan.

 

II.L’écriture :

¤ Que représente l’écriture pour toi ? Et qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ?

Depuis que je suis petite, j’écris. Des poèmes en premier lieu. Puis j’ai délaissé longtemps cette passion pour me consacrer à la lecture. Petit à petit, à force d’enchaîner les romans, je me suis dit « Pourquoi pas moi ? ». C’est ainsi que je me suis lancée, en décembre 2017, avec une première romance que je n’ai jamais terminée (mais pourquoi pas, un jour). Je ne saurais dire exactement pourquoi j’ai commencé à écrire… Je crois que c’est un exutoire, un besoin pour moi d’extérioriser tout ce qui se passe dans ma petite tête. J’ai toujours eu beaucoup d’imagination, je pense qu’il était normal qu’elle s’exprime et cela a été par le biais de l’écriture.

 ¤ À quand remonte cette passion ?

Comme dit plus haut, depuis mon enfance. Elle m’est venue en même temps que le goût de la lecture, que m’a transmis ma grand-mère. Mais c’est réellement depuis 2017 que je me suis lancée dans cette grande aventure, qui je l’espère, durera le plus longtemps possible.

¤ Quand écris-tu ? As-tu des moments propices, des routines ou même des horaires ?

En général, j’écris le soir, quand les enfants sont couchés, et ce jusque tard dans la nuit, même si je me maudis souvent le lendemain matin ! Je n’ai pas de routine précise, j’aime juste être dans le calme, créer ma petite bulle autour de moi, avec un bon thé bien chaud et mon plaid.

¤ Écris-tu sous un pseudo ? Si oui, pourquoi ? Et comment l’as-tu choisi ?

Quand j’ai commencé, j’écrivais sous le pseudonyme d’Ely Maze. Puis j’ai signé un contrat et est venu le temps de se poser concrètement la question. J’ai finalement décidé d’écrire sous mon véritable nom, enfin presque. Lily est le diminutif d’Emilie,

¤ À travers tes écrits, quels messages souhaites-tu délivrer, ou que veux-tu transmettre aux lecteurs ?

J’aime traiter de sujets qui me tiennent à cœur, qui me touchent et à travers eux, laisser un message positif. L’amour, l’espoir. Malgré toutes les situations et les épreuves que nous impose la vie, elle vaut d’être vécue et de se battre pour trouver le bonheur. Je pense que c’est ce qui transparaît le plus dans mes écrits.

 

III. Tes récits :

¤ Comment t’es venue l’idée d’écrire Hide Out (titre provisoire et édité en février 2021) ?

Tout part de l’idée d’une scène précise, que j’ai longuement mûrie dans ma petite tête. Ensuite, l’histoire m’est venue toute seule, même s’il m’a fallu une année entière pour en peaufiner tous les détails avant que je ne me lance dans son écriture.

¤ Combien de temps as-tu passé sur cette histoire ? Qu’aimes-tu le plus à son propos ? 

Entre le temps de réflexion et celui de l’écriture, il m’aura fallu deux ans et demi pour la terminer, avec une pause d’environ six mois due à la petite crevette qui a occupé mes journées pendant un petit moment.

Ce qui me plaît le plus à son sujet, ce sont les personnages ainsi que leurs manières d’évoluer malgré les embûches sur leur chemin. Ils sont forts, tentent de s’en sortir malgré les coups durs et les tours que leur joue le destin. J’ai pris également beaucoup de plaisir à décrire l’alchimie entre Ezèchiel et April, la manière dont ils sont attirés l’un par l’autre, irrémédiablement.

¤ Comment sont nés tes personnages ? Est-ce que tu t’inspires de personnes célèbres, de mannequins, de protagonistes que tu as pu découvrir dans tes lectures ou au cinéma ? Ou même t’inspires-tu de ton entourage ?

Au tout départ, je me fais tout simplement une idée d’eux, les imagine. Ce n’est qu’après que je cherche des personnalités célèbres pouvant leur ressembler. Dans Hide Out, Jay Hutton correspond parfaitement à l’image que je me fais d’Ezèchiel et Willa Holland à celle que je me fais d’April. Pour Emery, Emilia Clarke lui ressemble le plus. Il n’y a que le personnage d’Austin dans ma future romance qui a été directement inspirée de Charlie Hunnam alias Jackson Teller dans la série Sons Of Anarchy.

¤ Si tu ne devais choisir qu’un seul de tes personnages (toutes fictions confondues) lequel se serait et pourquoi ?

Quelle question difficile ! Je les aime vraiment tous et chacun pour des raisons différentes. Mais je crois que j’ai une petite préférence pour Austin, justement, de ma romance en cours, All the things we lost. J’aime son charme, son côté taquin, sa bonne humeur, sa répartie et surtout, son côté protecteur. C’est un personnage qui me touche beaucoup.

¤ Où peut-on te lire ?

Actuellement, sur Wattpad, sous le pseudonyme LilyArnould. Les premiers chapitres de Hide Out sont disponibles, ainsi que de nombreux chapitres de mon roman en cours, All the things we lost. Puis dans quelques mois (février 2021 si rien ne change), Hide Out sera édité aux Éditions Nisha et Caetera et donc disponible à la vente. – Sortie prévue le 4 février 2021-

 

IV.L’envers du décor:

¤ Que préfères-tu dans ton activité d’autrice ? La préparation, les recherches, l’écriture, la réécriture, ou même d’autres moments ?

Ce que je préfère nettement, c’est l’écriture. Pouvoir poser mes idées sur le papier, donner vie à mes personnages, à leurs émotions. Je ne fais pas partie des auteurs qui font énormément de recherches. J’en réalise seulement quand le besoin s’en fait ressentir, pour donner plus de crédibilité et de cohérence à mes histoires. Je n’ai pas de plans préétablis non plus. Bien souvent, j’ai le début, la fin, des scènes clefs que je souhaite relater, mais pour le reste, c’est au gré de mon imagination et de mes héros, qui n’en font parfois qu’à leurs têtes. En revanche, j’adore le moment où tout prend forme dans mon esprit, quand tout mûrit dans mes pensées et que je n’ai qu’une envie : écrire, même si j’ai déjà un roman en cours.

 

¤ Qu’as-tu éprouvé lors de la publication du premier chapitre de Hide Out sur Wattpad ?  Et pour All The Things We Lost (fiction en cours de publication sur la plateforme) ? Mieux encore, comment te sens-tu par rapport à la future édition d’April et Ezèchiel ?

Lors de la publication du premier chapitre d’Hide Out sur Wattapd, j’étais à la fois excitée et inquiète. Se mettre à nu, proposer ses écrits, les faire lire à un grand nombre de lecteurs est plutôt effrayant. Je craignais que ce ne soit pas assez bien, pas assez détaillé, pas à la hauteur. Mais le destin de ce roman a dépassé toutes mes espérances ! J’ai pu échanger avec des personnes qui m’ont beaucoup aidé et les retours ont été rapidement positifs, ce qui m’a encouragé à poursuivre dans cette voie. C’est d’ailleurs sur la plateforme que j’ai été repérée par les Éditions Nisha et Caetera, qui m’a proposé un contrat. Wattpad a donc été un véritable tremplin pour la petite autrice que je suis. Aujourd’hui, j’ai très hâte que les aventures d’April et Ezèchiel soient entre les mains de lecteurs-trices, mais, je dois l’avouer, je suis également terrifiée. J’espère qu’elles vont plaire au plus grand nombre !

En ce qui concerne All the things we lost, j’étais plus qu’impatiente de partager cette nouvelle histoire. Cette romance me tient particulièrement à cœur et j’espère qu’elle suivra le même chemin que sa grande sœur, c’est-à-dire l’édition !

 

¤ As-tu d’autres projets d’écriture? Tu peux nous en parler, ou tu préfères garder ça au chaud pour toi ?

Alors… par où commencer ! Déjà, je vais terminer l’écriture du premier tome de All the things we lost, ce qui devrait bientôt arriver. Ensuite, comme vous l’aurez compris, Emery et Austin auront droit à un second tome, dont le titre sera « All the things we need ». En effet, j’ai encore trop de choses à dire sur ce couple et leur histoire pour tout arrêter là !

Après cela, je compte écrire une romance à suspens, dans le même style qu’Hide Out, mais un peu plus mâture et beaucoup plus sombre ! Cette histoire me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà et je me languis de pouvoir la commencer ! J’aimerais vous en dire plus, mais je vais tenir ma langue encore quelque temps 😉 ! Une chose est sûre, il faudra avoir le cœur bien accroché car elle promet d’être riche en rebondissements !

V. Pour finir:

¤ As-tu un petit mot pour terminer cette interview ? Pour ma part, je te dis un tout grand merci pour le temps que tu m’accordes et je te souhaite beaucoup de réussites pour la suite.

Merci à toi pour cet interview ! Merci à ceux qui la liront, à ceux qui se plongeront peut-être dans Hide Out au moment de sa sortie, à ceux qui me lisent sur Wattpad. Sans les lecteurs, un auteur n’est rien. Je vous dois tout !

 

 

 

 

Articles·Chroniques

Kalliopée, tome 2 : Le tribut d’une épouse Koko Nhan

Autrice : Koko Nhan | Édition: Cherry Publishing | Genre : Romance Fantasy | Pages : 414 | Prix Numérique: 4.99€ Broché: 17,99€

 

Tout d’abord, je remercie Koko Nhan pour le service presse, ainsi que pour la confiance qu’elle m’accorde.

Je vais tenter de donner un avis clair, mais la vérité c’est que je n’ai pas les mots et que cette chronique ne reflétera jamais assez bien mon ressenti.

 

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Kalliopée et Karel, désormais unis par le mariage, nous les voyons commencer leur vie de couple, mais pas que… (résumé plus que bref, j’en conviens. J’ai trop peur de vous en dire plus et de spoiler lol).

Kalliopée m’a à nouveau époustouflée, j’aime vraiment tout ce qu’elle incarne. Possédant un sacré caractère, elle ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à défendre ses convictions au mieux qu’elle le peut. C’est également un personnage doux, compréhensif, tendre, aimant, curieux, intrépide, battant et loyal. Kalliopée est juste, mais son besoin de justice la pousse parfois à commettre des erreurs qu’elle finit par regretter amèrement. C’est tout ça qui fait d’elle une héroïne comme je les adore, par sa façon d’être, elle a frappé comme un coup de massue en plein dans ma poitrine et je ne peux indéniablement pas rester indifférente à cette femme qui en a bien plus dans le pantalon que la plupart des hommes qui l’entoure. J’apprécie son courage et sa bravoure. Bien que nos univers sont différents, je trouve qu’il est tout à fait possible de s’identifier à elle parce que ses valeurs sont réelles. Vous l’aurez sans doute compris, mon coup de cœur lui est destiné.

Quant à Karel, je l’aime, vraiment, mais il n’est pas un homme facile à suivre. J’apprécie son fort caractère, qui au fil des pages apparaît différemment, ainsi que tous les moments où il s’ouvre et se dévoile, cela dit, il m’a pas mal déçue. Après un certain passage, toutes ses actions envers sa femme, ainsi que son inquiétude permanente pour elle m’ont souvent laissé un goût amer. Pourtant son amour pour Kalliopée est palpable, il est sincère, ça se ressent et je ne peux pas prétendre le contraire, mais voilà… Pour tout vous dire, je trouve qu’il ne mérite pas Kalliopée, et en même temps, elle est parfaite pour lui parce que je suis persuadée qu’elle le libèrera de tout son passé. À mes yeux, Karel représente un oxymore à lui seul. Je ne peins pas un très beau tableau de lui, mais je vous assure que je l’apprécie. Bien des fois, il a su faire battre mon cœur à la chamade, j’ai simplement été déçue et j’ai du mal à passer au-dessus. (Genre, j’en parle comme si le mec m’avait blessé, moi XD)

 

Passons au roman dans sa globalité.

Koko Nhan m’a plongée dans un univers relativement sombre où règnent mensonge, suspicion, complot, trahison, amour, vengeance et barbarie. Tout ceci a provoqué chez moi un vacarme d’émotion. Le cœur qui s’emballe, le ventre qui se tord, la colère qui gronde et les yeux pleins de larmes, voilà ce que j’ai vécu du début à la fin de ma lecture. Je n’exagère pas, je suis du genre à m’immerger à 100 % les romans qui m’entrainent et tout le monde sait que je suis une pire guimauve. De plus, l’autrice transmet les sentiments et les ressentis de ses protagonistes à la perfection. Si bien que me glisser dans la peau de l’héroïne m’a été très douloureux. Ce deuxième tome m’a beaucoup plus remué que le premier et je ne parle même pas de ce cliffhanger qui fou sur lequel Koko Nhan nous laisse…

 

Conclusion.

J’ai adoré me perdre et vivre cette histoire qu’importe ce que j’ai pu chialer en cours de route. J’ai pris plaisir à m’attacher davantage à Kalliopée, mais aussi à découvrir ce qui ronge Karel. J’ai apprécié les personnages secondaires qui sont très importants et qui m’ont parfois étonnée. Je pense notamment à Jonah. « Ne compte pas sur moi pour rester à tes côtés si ça devait aller aussi loin, m’achève-t-il. Tu seras seul. Je la protégerai ».

Même si mon petit cœur tout mou s’est fait malmener, j’ai pris un plaisir puissant à dévorer chaque rebondissement et chaque révélation du récit.

Des coups de cœur j’en ai à la pelle, mais certains se révèlent si fort qu’il me faut du temps pour sortir de l’histoire. Après lecture de ce deuxième tome, je peux d’ores et déjà affirmer que cette trilogie va me chambouler à ce point là. Vous l’aurez donc compris, mais juste au cas où, je précise, les deux premiers tomes de Kalliopée sont de véritables coups de cœur et il va de soi que je vous les recommande.

 

 

 

Articles·Chroniques

Je déteste Noël mais toi, je t’aime bien Caroline G

Autrice : Caroline G | Édition: Cherry Publishing | Genre : Romance | Pages : 185 | Prix Numérique: 4.99€ prix Broché: 13.72€

Je déteste Noël !

Je sais, je sais, vous devez sûrement me prendre pour un type horrible. Et puis quoi ? Je devrais me farcir les rues bondées, les chants mièvres et les lutins juste pour faire plaisir au reste du monde ?

Alors maintenant que Rafael, mon patron et meilleur ami, m’a refourgué l’écriture du traditionnel article de fin d’année, autant vous dire que mon mépris de cette fête est décuplé. Surtout avec Roxane dans les pattes, la reine des paillettes qu’il m’a assignée en binôme.

Cette fille est complètement givrée. Mais vu le service que j’ai à lui demander, je ne risque pas d’échapper à sa détermination pour me faire aimer Noël.

 

Cette lecture marque le début de mon immersion dans l’ambiance de Noël. Je l’attendais avec impatience, je l’ai eue et je ne suis pas déçue.

Dans ce roman, nous rencontrons Nino, un jeune journaliste qui déteste Noël, malheureusement pour lui, cette année, il doit couvrir l’article qui porte sur cette fête si chère à son cœur (notez l’ironie, s’il vous plaît). Et comme si cela ne suffisait pas, on lui impose une collègue qui est tout son contraire. Roxane, fan de Noël et tout ce qui l’entoure, se donne pour mission de faire changer la vision des choses de Nino. Une aventure qui promet…

Nino est un personnage sympathique et agréable. En sachant qu’il n’aime pas cette fête, j’aurai pensé qu’il serait chiant et antipathique, mais pas du tout. Alors oui, il ronchonne parfois, mais à côté de ça, il joue le jeu et je trouve ça vraiment bien. C’est un gentil gars, avec le cœur sur la main qui m’a touchée par rapport à son ancienne relation, qui m’a souvent fait rire et qui m’a fait fondre à plusieurs reprises.

Roxane est une jeune femme pétillante, pleine de surprises et absolument attachante. J’ai eu un coup de cœur pour cette fille qui apporte beaucoup de fraîcheur à la fiction. Contrairement à Nino, elle adore Noël, elle trouve de la magie là où d’autres voient de la monotonie. Son histoire aussi m’a émue, et je comprends son engouement pour les fêtes de fin d’année. De plus, elle possède un caractère bien trempé. Sous ses airs de gentille fille, se cache une nana du genre « qui s’y frotte s’y pique ». J’ai vraiment adoré ça.

 

Parlons du récit dans sa globalité. Le roman est uniquement écrit du point de vue de Nino, c’est quelque chose qui me change de mes habitudes et je ne peux nier que ça m’a beaucoup plu. Cette romance de Noël est à l’image de ses protagonistes, fraîche, drôle et attrayante. Quant à l’autrice, elle nous entraîne dans son univers très facilement, si bien que son histoire se dévore en un rien de temps. J’ai particulièrement aimé l’évolution de la relation des personnages. Au fil des pages, les sentiments apparaissent gentiment permettant ainsi à la romance de s’installer en douceur.

« Je déteste Noël mais toi, je t’aime bien ! » est une lecture légère qui fait du bien surtout en cette période si spéciale. Vous l’aurez donc compris, je vous recommande fortement cette histoire qui, je suis certaine, vous fera rire à plusieurs reprises.

 

 

Articles·Interview

◆ INTERVIEW Caroline G

 

Caroline parle-nous un peu de toi !

I.Entre Nous:

¤ Qui es-tu ?  Quel est ton premier métier, ton parcours, ta région de vie… ?

Je m’appelle Caroline, j’ai 35 ans, je suis mariée et maman de deux garçons (12 et 3 ans). Je vis dans le sud de la France et je suis maman au foyer. Le premier métier que j’ai fait, alors que je venais de finir mes études de BAC PRO secrétariat, a été d’être Auxiliaire de vie scolaire.

¤ Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture ?

J’adore la lecture (forcément) ainsi que la couture et chiller (oui, c’est une passion ^^ et un nouveau verbe ^^)

¤ Quels sont tes auteurs préférés et quel est le dernier livre que tu as acheté ?

Colleen Hoover et LJ Shen. Le dernier livre que j’ai acheté est Rush de Léa Perrin. (NDLR l’itw date du 5 octobre).

 

II.L’écriture :

¤ Que représente l’écriture pour toi ? Et qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ?

L’écriture est un moment où je mets ma vie entre parenthèses et où je prends plaisir à vivre pleins d’autres vies à travers celles de mes personnages. Ce qui m’a donné envie d’écrire ? À la base, tout ceci est parti d’un pari. Le délire d’écrire un livre. Je me suis lancée, j’ai adoré, je ne me suis plus jamais arrêtée.

 ¤ À quand remonte cette passion ?

J’ai tenté d’écrire une romance quand j’avais 14 ans. Je ne suis jamais allée jusqu’à la fin. J’ai écrit et terminé mon premier roman à 32 ans.

¤ Quand écris-tu ? As-tu des moments propices, des routines ou même des horaires ?

Avant, j’écrivais tout le temps le soir, une fois tout le monde couché, mais finalement, je me trouve bien plus productive en plein après-midi. À présent que mon petit dernier va à l’école, je peux pleinement en profiter. Sinon, je n’ai aucune routine à part d’avoir à boire à côté de moi et souvent de quoi grignoter ainsi que de la musique dans les oreilles.

¤ Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire sous ta vraie identité ?

Ce n’est pas une question que je me suis posée à vrai dire. Dans mon entourage et ma famille, tout le monde est au courant que j’écris, donc je ne voyais pas l’utilité de me cacher. Et puis lorsque l’on parle de moi en tant qu’auteur, je ne me voyais pas répondre à un autre prénom que le mien.

¤ À travers tes écrits, quels messages souhaites-tu délivrer, ou que veux-tu transmettre aux lecteurs ?

J’ai envie de montrer que malgré la douleur de certaines épreuves, malgré le désespoir que l’on peut ressentir à un moment de notre vie, que même si on pense avoir touché le fond, on finit toujours par se relever et qu’au bout du tunnel, tout est bien plus beau.

 

III. Tes récits :

¤ Comment t’es venue l’idée d’écrire Amis et plus si affinités (publié en octobre 2020 chez Cherry Publishing) ?

Il y a un film que j’adore « Le témoin amoureux ». Il y a une scène au tout début quand le garçon bourré se trompe de lit et tombe sur une autre fille que sa copine. Cette scène m’a donné l’idée d’écrire ma romance.

¤  Combien de temps as-tu passé sur cette histoire ? Qu’aimes-tu le plus à son propos ?

J’ai mis 8 mois pour l’écrire. Ce que j’aime ? Loam, bien entendu. Son caractère, sa douceur, sa façon d’être avec Amélia.

¤ Comment sont nés tes personnages ? Est-ce que tu t’inspires de personnes célèbres, de mannequins, de protagonistes que tu as pu découvrir dans tes lectures ou au cinéma ? Ou même t’inspires-tu de ton entourage ?

Comme expliqué un peu plus haut, ils sont nés en regardant un film, mais pour ma romance, j’ai voulu inverser les rôles et pour une fois, ce n’est pas l’homme qui est brisé et couche avec toutes les nanas en refusant d’avoir des sentiments, mais bel et bien la nana.

¤ Si tu ne devais choisir qu’un seul de tes personnages (toutes fictions confondues) lequel se serait et pourquoi ?

Parmi toutes mes romances ? OMG c’est vachement dur comme question. J’ai l’impression de leur être infidèle rien que d’y penser. Mais si vraiment je devais choisir, je dirais Giovanni. Mon militaire au grand cœur dans ma romance « Une pluie d’eau salée » qui sera édité l’année prochaine.

¤ Où peut-on te lire ?

Pour le moment, un seul de mes romans est sorti. Il est disponible en ebook et broché sur Amazon. (NDLR Le 6 novembre, « Je déteste Noël mais toi, je t’aime bien » est paru aux Éditions Cherry Publishing)

 

IV.L’envers du décor:

¤ Que préfères-tu dans ton activité d’autrice ? La préparation, les recherches, l’écriture, la réécriture, ou même d’autres moments ?

J’adore la recherche des prénoms. Je fais en sorte que ça colle avec leurs caractères et leurs origines et j’aime beaucoup ce moment. Ensuite, l’écriture bien entendu.

¤ Qu’as-tu éprouvé lors de la publication de ton premier roman et comment tu te sens par rapport à la prochaine sortie ?

Quand j’ai signé mon contrat, j’étais comme une dingue ! J’étais en train de vivre un rêve et je n’arrivais pas à y croire. Mon premier roman est sorti il y a 4 jours et je ne suis toujours pas redescendu de mon nuage ^^

¤ As-tu d’autres projets d’écriture? Tu peux nous en parler, ou tu préfères garder ça au chaud pour toi ?

Bien sûr, j’en ai et j’en aurais toujours je pense (j’espère). Pour le moment je suis sur une histoire de bikers trafiquants de drogue à Las Vegas. Je suis en train d’écrire le tome 2.

 

V. Pour finir :

¤ As-tu un petit mot pour terminer cette interview ? Pour ma part, je te remercie chaleureusement pour le temps que tu m’accordes et je te souhaite beaucoup de réussites pour la suite.

Oui, un petit mot pour mes tout nouveaux lecteurs. Leurs retours me font tellement plaisir ! Mon roman n’est sorti que depuis 4 jours, mais j’ai déjà reçu pleins d’éloges et ça me comble de joie, vraiment.

Et un petit mot pour toi. Merci d’avoir pensé à moi pour cette interview, j’ai trouvé les questions vraiment sympas et j’ai adoré y répondre.

 

 

 

 

 

Articles·Chroniques·Pipine

La petite danseuse au visage figé Marielle Piccolo

Autrice : Marielle Piccolo | Illustrations : Channy Da Pich | Édition: Ato-édition | Genre : lecture jeunesse | Pages : 47 | Broché : 6,50€ | Pour acheter le livre, cliquez sur l’image.

 

 Hina, la petite danseuse de bois, est libérée de sa boite à musique par la souris du Lac. Liée à une malédiction, elle ne pourra pas rester dans un même lieu plus de trois jours. Accompagnée de ses deux ballerines transformées en chats, elle rencontrera un peintre qui voit tout en noir, une vendeuse de robes de poupées dévorée par l’avidité, et un toiletteur pour chats ayant peur des chats.

 

Pour commencer, nous remercions chaleureusement l’autrice d’avoir accepté notre demande sur SimPlement.

Avis de Pipine :

C’est l’histoire d’une petite danseuse enfermée dans sa boîte à musique. Elle est triste de devoir toujours danser pour les autres donc un soir, elle fait un vœu, celui de sortir de sa boîte. Alors une souris apparaît et réalise son souhait en ajoutant une condition, la danseuse ne doit pas rester plus de trois jours au même endroit.

Hina est un beau personnage. Elle aide les autres en leur prouvant qu’ils se trompent sur leur façon de penser.

J’ai bien aimé l’histoire parce qu’elle est intéressante et fait réfléchir. Elle fait comprendre la joie et la tristesse à Hina pour qu’elle affronte sa vie comme elle est. J’ai aussi adoré les illustrations surtout celle où Hina danse pour le prince.

Je suis très contente d’avoir lu ce livre et d’avoir rencontré les deux chats à une oreille.

 

Avis de Mamoune :

Dans ce conte pour enfants, mais pas que puisqu’il convient également aux parents, nous découvrons une petite danseuse dans sa boîte à musique qui tourne, tourne et tourne depuis longtemps pour les gens, pour leur remonter le moral, pour les égayer, mais qu’en est-il d’elle ? Hina veut vivre sa vie pour elle, se mouvoir pour elle et non plus pour les autres. Ayant entendu son souhait, la souris du lac le lui accorde et c’est ainsi que nous suivons la poupée de bois à travers le monde, dans différentes aventures…

J’ai beaucoup aimé cette petite danseuse, elle m’a touchée et son vœu m’a percutée dans le sens où dans le quotidien, il peut nous arriver de faire passer le désir des autres avant nos propres besoins, alors certes ce n’est pas une mauvaise chose, à condition de ne pas s’oublier soi-même. Hina fait la connaissance de personnages guidés par certaines émotions qui faussent leur vision de la vie et par la sienne, elle arrive à les faire changer de point de vue. Elle, découvre le monde, s’émerveille devant la nature, ne comprend pas l’utilité de l’argent, s’étonne de la peur et elle rencontre l’amour, celui responsable du bonheur, mais qui peut également être source de souffrance.  Je rejoins donc ma Pipine lorsqu’elle affirme que c’est une lecture qui fait réfléchir.

La douce plume de l’autrice et les jolies illustrations de Channy Da Pich nous transportent tout de suite dans le conte et dans les mots de Marielle nous retrouvons certaines sagesses qu’il est bon de se rappeler. Parce que oui, la vie est pleine de belles couleurs, l’argent ne fait pas le bonheur, la peur n’évite pas le danger et l’amour peut faire mal même quand il est beau. Rien n’est blanc ou noir, le bonheur et la joie vont de pairs avec le malheur et la tristesse et c’est parce que ces deux derniers existent que l’on est plus apte à apprécier les choses les plus simples.

 

Vous l’aurez compris, Pipine et moi avons beaucoup aimé La petite danseuse au visage figé, dont un certain prince a vu au-delà des apparences et su déceler le sourire de sa poupée de bois, et nous recommandons cette lecture.

Articles·Chroniques

Andie Anouk Langel

Autrice : Anouk Langel | Édition: Auto-édition | Genre : Romance | Pages : 252 | Prix Numérique: 4.99€

Après deux années en prison, Andie a enfin gagné sa liberté. Déterminée à devenir une nouvelle femme, elle n’a qu’un seul objectif : mener une vie équilibrée, loin du gang et de ses membres. Elle a payé sa dette.

Sa rencontre avec Christopher, un homme rangé et honnête, lui montre qu’elle mérite ce bonheur.

Mais Borka, le chef des Mambas, veut qu’elle revienne. Sa meilleure transporteuse est bien trop importante. Il ne compte pas la laisser filer si facilement…

« Le seul moyen de ne plus faire partie du gang, c’est de se trouver entre quatre planches. »

Tout d’abord, je tiens à remercier Anouk pour le service presse.

À sa sortie de prison, Andie n’aspire qu’à retrouver une vie normale, un métier stable et surtout honnête. D’ailleurs lorsque son patron lui propose de participer à des courses de moto, celle-ci refuse, mais quand il l’informe que ces dernières sont légales, elle fonce sans hésiter tant l’adrénaline que lui procure une bécane lui manque. C’est suite à ça qu’elle rencontre Christopher, un ambulancier en formation, présent lors des courses, dont elle s’entiche. Entre son job et sa relation naissante, elle pense enfin détenir la vie qu’elle espérait. Hélas ! Son passé la rattrape et lui échapper relève de l’impossible.

Parlons un peu des protagonistes :

Andie est une jeune femme qui vient de passer deux ans à l’ombre. Déterminée, Andie fait tout ce qu’elle peut pour rester sur le droit chemin et à ne surtout plus jamais retourner derrière les barreaux. C’est un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Elle est entière et vraie. Sa loyauté envers les gens qu’elle aime m’a touché. Elle se sacrifierait sans hésité pour eux et elle le prouve un bon nombre de fois, et c’est pour moi, une belle qualité. Andie est également pleine de courage, de bravoure et elle possède un caractère de cochon qui fait qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais elle n’est pas surhumaine pour autant, elle a ses faiblesses et on les perçoit au fil des pages.

Christopher est un charmant jeune homme. Loin des bad boys qu’on peut rencontrer, ses problèmes familiaux n’impactent pas sur sa façon d’être. Il est une personne modeste remplie de tendresse et d’affection. Malgré le nom qu’il porte et la richesse de son père, il recherche une vie simple dans laquelle il s’épanouira sans avoir de compte à rendre. J’ai également apprécié ce protagoniste et son tempérament calme

Andie et lui se complètent. Chris est comme un refuge en pleine tempête dans la vie de notre héroïne.

Et je finis avec Coline, bordel cette fille est juste géniale ! Une amie en or qu’on aimerait tous avoir. Elle dit ce qu’elle pense sans pour autant être moralisatrice et son soutien pour Andie est sans faille. Bien des fois, elle aurait pu lui tourner le dos, mais non elle est restée à ses côtés jusqu’au bout, même malgré une immense frayeur. J’ai adoré son personnage, elle est pour ainsi dire ma chouchoute.

Parlons du roman, maintenant, l’autrice nous offre une fiction où la romance se mêle à l’action et à l’aventure par le biais d’une appartenance à un gang. La première nous permet d’en apprendre plus sur les personnages principaux, de nous familiariser avec eux et de les apprécier. Quant aux deux autres, elles mènent à des rebondissements parfois surprenants qui nous emportent dans un tumulte d’émotions comme la colère, l’angoisse, l’excitation ou encore l’espoir. Je trouve d’ailleurs le dosage super bon, puisque même dans les moments d’action, la romance a sa place et permet de souffler.

J’ai lu cette histoire au fur et à mesure qu’elle est sortie de la tête de l’autrice, il y a un peu plus de deux ans, il me semble. C’est donc avec plaisir que je l’ai redécouverte entièrement retravaillée. Et quelle surprise ! La fiction est peaufinée, les idées sont plus cohérentes. Certains passages ont disparu pour faire place à d’autres, plus réalistes. Quant à la plume de l’autrice, elle a indéniablement évolué, et dans ce roman, elle captive du début à la fin. Je me suis laissée embarquer dans la fiction avec une facilité étonnante pour dire que j’en connaissais déjà les grandes lignes et je ne peux que recommander cette petite pépite qui je suis certaine vous plaira autant qu’à moi.

Dernière chose, je félicite Anouk pour tout le travail effectué lors de la réécriture ainsi que pour avoir auto-édité Andie. (Oui, cette nana badass mérite de trouver son public =D )

Articles·Chroniques·Pipine

Arno le valet de Nostradamus, tome 1 : La prophétie

 

Autrice : Annie Jay | Illustrations : Marine Gosselin | Édition: Albin Michel | Genre : lecture jeunesse | Pages : 144 | Broché : 7,20€ Numérique : 4,49€

Arno le valet de Nostradamus, tome 1 : La prophétie Annie Jay et Marine Gosselin

Quand Arno approche Nostradamus pour la première fois, c’est dans l’idée de lui voler sa bourse. Mais le vieux médecin n’est pas dupe et lui propose plutôt un marché. Le garçon accepterait-il de devenir son valet ? Trop heureux d’échapper à la misère, celui-ci n’hésite pas longtemps. Cependant, il ignore encore tout de son nouveau maître et de ses activités… Dès le lendemain, Arno accompagne Nostradamus à la Cour de la reine, Catherine de Médicis, et découvre l’existence de mystérieuses prophéties. Mais il apprend aussi que, même dans les palais, mieux vaut se faire discret et surveiller ses arrières… Car déjà autour d’eux des complots sourdent…

À partir de 8 ans

 

Avis de Pipine

Arno veut voler un homme, mais il est malade et il se fait arrêter, puis l’homme le soigne et lui propose de devenir son valet. Arno accepte et suit Nostradamus jusqu’aux Tournelles où vivent le roi et la reine, mais d’autres personnages sont jaloux et veulent tendre un piège à Nostredame, mais Arno et son ami les en empêchent.

J’ai trouvé l’histoire originale, ce n’est pas souvent que j’en lis des comme ça. Et puis elle est intéressante aussi parce qu’à la fin, il y a un petit texte qui explique que Nostradamus avait vraiment existé et qui il était.

Arno est gentil, j’aime bien qu’il soit devenu honnête, en plus quand il était voleur, il devait observer tout autour de lui et il continue de le faire pour pouvoir aider Nostradamus.

Le livre est facile à lire et à comprendre, même si j’ai dû demander des définitions à maman et il y a des mots expliqués en bas du texte, c’est bien ça. Et pour finir, j’ai beaucoup aimé les illustrations, c’est juste dommage que sur la liseuse elles soient grises, mais ce n’est pas grave, je vais bientôt les voir en couleurs parce qu’on a acheté le livre en papier.

Je suis pressée de lire la suite avec maman, c’était trop bien de lire comme ça.

Avis Mamoune

Avec Pipine, nous avons lu La prophétie en lecture commune. C’était une grande première et j’ai vraiment aimé partager ça avec elle. Chacune de notre côté nous avons lu, un chapitre par jour, puis nous en parlions. « Tu as pensé quoi de ça ? » « Oh ! Lui, il m’a agacé et toi ? » « Tu crois qu’il en a après qui le méchant ? »… Des moments trop adorables qui font que nous procèderons de la même façon pour la suite.

Dans ce premier tome, Arno est un voleur à la Cour des Miracles. Avec son amie Pernelle, ils tentent de chiper la bourse de Nostradamus, mais tout ne se passe pas comme prévu. Arno se fait prendre, mais Nostradamus lui évite la case justice et lui propose de devenir son valet. Arno accepte sans rechigner puisque ses conditions de vie seront bien meilleures au côté du médecin. Commence alors une nouvelle existence pour le jeune garçon dont le maître doit se rendre au Palais des Tournelles où vivent les souverains de France afin de rédiger l’horoscope de la reine Catherine de Médicis.

Arno est un petit gars que j’ai également apprécié. Étant orphelin, la misère le pousse à voler pour survivre, mais il n’est pas bien méchant, c’est même tout le contraire. Au fil des chapitres, nous découvrant qu’Arno est loyal, bienveillant et qu’il est prêt à se mettre en danger afin de protéger celui qui lui a donné une seconde chance. Je rejoins Pipine quand elle dit qu’Arno se sert de ses « qualités » de voleur pour d’aider Nostradamus. En effet, lorsqu’ils parcourent les rues de Paris, le jeune homme est toujours aux aguets, il connait les combines des brigands et conseille souvent le médecin.

Nostradamus, même si son personnage m’a plu, je l’ai trouvé bien naïf par moment, notamment au sein de la cour. Il ne voit pas ce qui se trame autour et sans Arno dans les parages, il se serait fait piéger plus d’une fois. Quant à ses visions ainsi que la manière dont elles lui parviennent font de lui un protagoniste intéressant et mystérieux dont on a envie d’en savoir plus.

J’ai beaucoup aimé ce livre et l’époque dans lequel il se déroule. Je trouve que c’est une façon sympathique d’initier et éveiller la curiosité des plus jeunes à l’histoire de France. De plus, l’autrice apporte les rebondissements nécessaires afin de tenir ses lecteurs en haleine. Pour preuve, c’est la première fois que Pipine lit seule un livre avec autant de pages et le fait que l’écriture d’Annie Jay soit simple et prenante fait qu’elle n’a pas rechigné à se plonger dans son chapitre quotidien. Quant aux illustrations, il est vrai qu’en noir et blanc, elles ont moins d’impact, mais les dessins restent tout de même très attrayants et pour avoir visualisé les images en couleur sur internet, je dois dire que je craque de la même manière que pour la superbe couverture. Le travail de Marine Gosselin est fantastique.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir les aventures d’Arno, et il me tarde également de les poursuivre, d’autant qu’à la fin de ce premier tome, un nouveau personnage fait des siennes et je me demande bien ce qu’il va pouvoir se passer.

 

Articles·Chroniques

Une autre idée du bonheur Marc Levy

Auteur : Marc Levy | Édition: Versilio| Genre : Littérature française  | Pages : 252 | Prix Numérique: 9.99€  prix poche 7.60€ ( sur Amazon Éditions Pocket)|

 

 

Quand une vie ordinaire devient extraordinaire

Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?
Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.
Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas.
Cinq jours en voiture à travers les États-Unis… À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha.

Jusqu’où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ? Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine.

 

Ce n’est pas mon premier essai avec Marc Levy, en revanche, c’est la première fois que je termine un de ses romans.

Je vous avoue qu’en lisant le premier chapitre j’ai eu envie de lâcher l’affaire. On y découvre Milly et sa vie monotone, j’ai trouvé ça long et chiant. J’ai donc fait du forcing et j’ai eu raison ! On enchaine tout de suite avec le quotidien d’Agatha, son évasion et un plus moment calme où elle retrouve un ancien ami qui la couvre. Ce deuxième chapitre est bien plus vif que le premier.

Après ça, commence la véritable histoire. Agatha monte à bord de la Oldsmobile rouge de Milly et la prend en « otage ». La fugitive cherche à mettre la main sur un carnet que sa défunte sœur aurait confié à un ancien membre de leur bande de militants. C’est alors que les deux femmes nous entraînent dans un road trip.

Au fil des kilomètres qu’elles parcourent, on apprend à les connaitre. Toutes deux ont des caractères bien distincts. Agatha, autrefois militante face aux décisions politiques et aux oppressions envers les populations minoritaires des États-Unis, est une fonceuse qui ne mâche pas ses mots, et elle aime piquer les gens pour les faire réagir. Quant à Milly, elle se contente d’un quotidien confortable, mais on sent qu’au fond, ce n’est pas réellement ce qu’elle désire. Pour preuve, plus les deux femmes traversent le pays, plus Milly nous montre sa vraie personnalité et son caractère de cochon. En effet, elle a une très bonne répartie et sait remettre sa passagère à sa place quand il le faut.

Après la fuite d’Agatha, le juge qui s’occupe de l’affaire fait appel à un Marshall, qui visiblement connait l’évadée, afin qu’il la retrouve sans faire de vague. On ne sait pas grand-chose de lui, juste qu’il était de la bande et qu’il est attaché à la elle.

Au cours de ce voyage, on en apprend davantage sur le passé d’Agatha grâce à certains flash-back et certaines discussions. Et puis on fait la connaissance des anciens membres du groupe, si elle est un peu fâchée qu’aucun ne soit venu la voir en prison, elle laisse rapidement ça de côté pour passer d’agréables moments avec eux (enfin pas avec tous). À chaque étape, chaque rencontre, on se rapproche d’une certaine vérité que je n’ai pas vue venir.

L’auteur m’a embarquée dans sa cavale palpitante. J’ai beaucoup aimé les deux femmes qui bien que différentes ont des similitudes. J’ai pris plaisir à lire cette aventure ainsi qu’à découvrir les quelques pans de l’histoire américaine mis en lumière avec les militants politiques, les manifestations contre la guerre au Vietnam, l’enfermement injuste de Georges Jackson et le pénitencier de Soledad avec « Les frères de Soledad ». Mais, ce qui m’a le plus plu c’est la relation entre Milly et Agatha, en toute honnêteté, je ne m’attendais pas à ce qu’elles soient liées de cette manière. (je n’en dis pas plus^^) Et puis, certaines prises de conscience, comme l’urgence de vivre, le don de soi, l’amour… celui qui fait vibrer ressortent de cette relation que je trouve très intéressante.

Malgré le fait que quelques longueurs persistent et que je n’ai pas eu de réponse à une question, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire dont l’intrigue se dévoile petit à petit afin de tenir en haleine jusqu’au bout.

 

Booktrailer